mercredi 18 avril 2018

Logements sociaux : Aude Luquet milite pour un assouplissement des amendes

À l’Assemblée nationale, la députée (MoDem) a demandé à Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, si l’obligation des 25 % ne pouvait être appréhendée de façon intercommunale.

Melun, 5 avril. La députée Aude Luquet (MoDem) a demandé au ministre Jacques Mézard s’il n’était pas « plus pertinent » d’appréhender de façon intercommunale la loi SRU qui exige en Ile-de-France 25 % de logements sociaux dans les communes de plus de 1 500 habitants. LP/Sophie Bordier
Atteindre 25 % de logements sociaux est parfois un casse-tête pour les communes de la Communauté d’agglomération Melun Val de Seine (CAMVS) qui doivent s’y plier à partir de 1 500 habitants. Pourtant, globalement, elle dépasse ce seuil avec 33 % de logements sociaux, portés à 86 % par les trois villes centre (43,8 % au Mée-sur-Seine, 43,7 % à Dammarie-les-Lys et 42,3 % à Melun en 2014) sur les vingt qui constituent l’agglomération. Ne serait-il pas « plus pertinent » d’appréhender la loi SRU de façon intercommunale ? C’est la question posée par la députée de la 1re circonscription de Seine-et-Marne, Aude Luquet (MoDem) à l’Assemblée nationale à Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires.

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vendredi 6 avril 2018

CONSEIL RÉGIONAL | Newsletter #6

CHAMP LIBRE
« NOUS DEVONS AMÉLIORER L’INTÉGRATION DES ÉTRANGERS »

"Pourquoi avoir choisi de porter un vœu sur l’intégration des étrangers en Ile-deFrance ?

Nathalie Elimas : Ce sujet est d’une actualité brûlante. Nous allons bientôt étudier au Parlement le projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif et le député Aurélien Taché a produit un rapport de qualité sur l’intégration des étrangers en situation régulière et particulier de leur intégration économique.

Sandrine Lamiré-Burtin : Notre volonté était également de faire le lien entre le travail des élus MoDem des majorités nationales et régionales. Certaines des recommandations du rapport d’Aurélien Taché relèvent des compétences des conseils régionaux, nous avons donc décidé d’anticiper et de faire en sorte que l’Ile-de-France soit aux avant-postes de ces questions. Cela est d’autant plus pertinent que l’Ile-de-France est la première région d’accueil d’étrangers en France avec plus de 40% du total annuel.

Quelles sont les principales lacunes de l’intégration des primo-arrivants aujourd’hui en France ?

Chau Van : L’insertion linguistique, économique et sociale des personnes que nous accueillons est insuffisante. Le Contrat d’Intégration Républicaine fut une première étape mais avec 200 heures d’apprentissage du français sur une année c’est encore trop peu. Songeons qu’en Israël par exemple les primo-arrivants bénéficient de 500 heures d’apprentissage de l’hébreu en cinq mois.

Nathalie Elimas : D’un point de vue plus national, il manque au CIR un volet relatif à l’insertion professionnelle alors que c’est une des clés de l’autonomie et de la participation à la vie de la société française. Rappelons qu’en France, les inégalités d’accès à l’emploi entre étrangers et personnes nées dans le pays sont 15 points supérieures à la moyenne européenne. C’est pour cela que nous avons voulu que notre vœu porte sur ce thème précis.

Quelles dispositions contient ce vœu ?

Sandrine Lamiré-Burtin : Notre vœu comporte six points qui visent à assurer cette meilleure intégration des étrangers. Il s’agit principalement de mobiliser le service public régional de l’orientation pour qu’il prenne en compte les spécificités de ces personnes.

Chau Van : Ce vœu s’inscrit pleinement dans les compétences du conseil régional. Nous souhaitons que les mesures proposées puissent être appliquées au plus vite. Nous allons rendre disponible l’offre de formation à laquelle peuvent accéder les primo-arrivants, favoriser le développement de formation avec peu de pré-requis linguistique et soutenir les démarches d’accompagnement des entreprises et des associations."